Il y a des projets qui naissent d'une vision, et d'autres qui naissent d'un manque. Sawmah, c'est les deux à la fois.
Tout a commencé en Égypte. Pas pour créer une marque — mais pour apprendre. L'arabe, la culture, un autre rythme de vie. C'est là, entre les souks du Caire et les conversations du quotidien, qu'une évidence s'est imposée : il n'existait pas de vêtements qui correspondaient vraiment à ce qu'on cherchait. Ni dans la coupe, ni dans la matière, ni dans l'intention derrière chaque pièce.
Alors j'ai commencé à en faire. Artisanalement, avec les tissus que je dénichais, en collaboration avec des tailleurs locaux. Deux ans et demi en Égypte, puis Médine. Puis le Golfe. Puis le Japon — pour chasser un tissu dont tout le monde parlait mais que personne ne semblait vraiment connaître. Puis la Chine. Ces voyages n'étaient pas du tourisme. C'était de la recherche — des heures passées dans des ateliers, à toucher des étoffes, à comprendre ce qui fait qu'une matière tient dans le temps et qu'un vêtement se porte différemment.
Chaque voyage a nourri ce que Sawmah est aujourd'hui : une marque de vêtements homme pensée avec soin, construite sur des matières sourcées aux quatre coins du monde, avec des coupes qui s'assument autant dans la rue qu'à la mosquée.
Ce qui a commencé seul, dans une chambre avec des croquis et des échantillons de tissu, est devenu une communauté. Des milliers d'hommes qui portent Sawmah parce qu'ils ont senti, à travers chaque pièce, que quelqu'un avait réfléchi avant de coudre. C'est ça qui donne envie de continuer.
Sawmah, ce n'est pas une marque de plus. C'est le résultat d'années à chercher ce qui n'existait pas — et à le créer.
